Examen le 8 février de l'appel contre la remise en liberté de Jérôme Kerviel

Par societegenerale | 3 fé, 2008

La cour d'appel de Paris examinera le vendredi 8 février à 14h l'appel du parquet contre la remise en liberté de Jérôme Kerviel, le trader accusé par la Société Générale d'être à l'origine d'un trou de 4,8 milliards d'euros, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Le parquet général demandera à la chambre de l'instruction de placer en détention provisoire Jérôme Kerviel, a précisé une autre source.

Mis en examen lundi notamment pour "abus de confiance" et "faux et usage de faux", Jérôme Kerviel a été laissé en liberté par les deux juges d'instruction contre l'avis du parquet qui réclamait son incarcération provisoire pour éviter une fuite à l'étranger et d'éventuelles pressions sur les témoins. AP

Pas d'enquête "pour le moment" du Parquet de Paris sur un éventuel délit d'initié à la Société générale

Par societegenerale | 3 fé, 2008

Le parquet de Paris n'ouvrira pas pour l'instant d'enquête pour délit d'initié à la suite des ventes suspectes d'actions de la Société générale début janvier par un responsable de la banque, mais va demander l'avis de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé mercredi le procureur de la République de Paris.

"On ne fait rien pour le moment mais on va demander l'avis de l'AMF", a déclaré Jean-Claude Marin à des journalistes.

Déjà critiquée pour son manque de contrôle interne, la banque française doit également faire face à des rumeurs de délit d'initiés, l'un des membres du conseil d'administration, Robert Day, ayant vendu pour 40,52 millions d'euros d'actions de la banque le 18 janvier. Le 9 janvier, il avait déjà cédé pour 85,7 millions d'euros d'actions.

La Société générale assure que M. Day, président de la Trust Company Of The West (TCW), filiale de Société générale Asset Management, la branche de gestion d'actifs de la banque, n'était pas informé de l'annonce à venir sur les dépréciations liées à la crise des prêts hypothécaires à haut risque (subprimes) ou de l'existence de l'affaire Kerviel avant de vendre des actions de la banque. AP

Deux cadres de la banque Société Générale entendus comme témoins

Par societegenerale | 3 fé, 2008

Deux cadres de la Société générale ont été entendus vendredi comme témoins dans le cadre de l'enquête sur les pertes de près de cinq milliards d'euros imputées à un trader de la banque, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.

Le "déontologue" de la banque, Xavier de la Maisonneuve, ainsi qu'une cadre qui avait réalisé un audit interne sur la branche dans laquelle travaillait Jérôme Kerviel, le courtier mis en examen dans le dossier, ont été entendus vendredi, selon cette source.

Jeudi, le secrétaire général de la banque, Christian Schricke, avait été entendu. Il avait confirmé devant le juge Renaud van Ruymbeke, co-saisi de ce dossier avec la juge Françoise Desset, la constitution de partie civile de la banque dans cette enquête.

Lundi, Jérôme Kerviel, accusé par la banque d'être à l'origine de ses pertes record, a été mis en examen notamment pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et laissé en liberté. AP

Plusieurs cadres de la banque Société Générale entendus comme témoins

Par societegenerale | 3 fé, 2008

Plusieurs cadres de la Société Générale ont été entendus comme témoins dans l'enquête sur les agissements du trader Jérôme Kerviel qui ont coûté 4,8 milliards d'euros à la banque française, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.

Les magistrats, saisis depuis lundi de l'enquête sur les falsifications présumées du trader, ont entendu en fin de semaine le cadre qui avait interrogé Jérôme Kerviel à la suite d'alertes survenues en novembre 2007, selon cette source.

Lors de sa garde à vue, le trader avait affirmé que le marché à terme Eurex, filiale des opérateurs boursiers allemand Deutsche Börse et suisse SWX, avait alors envoyé "deux demandes d'information" à la banque sur le "volume d'opérations" traitées.

Lors de son audition devant les juges, le cadre en charge de la déontologie de la banque, Xavier de la Maisonneuve, a confirmé les dires du trader.

Les enquêteurs, qui cherchent à comprendre les mécanismes bancaires qui ont conduit à cette perte record, ont également entendu un autre cadre qui avait réalisé un audit sur le fonctionnement de la banque.

Le secrétaire général du groupe Société Générale, Christian Schricke, avait déjà été entendu jeudi en tant que partie civile par les juges.

Daniel Bouton reçoit 7 millions d'euros en stock-options en 2007

Par societegenerale | 3 fé, 2008
PARIS (Reuters) - Le P-DG de la Société générale, Daniel Bouton, a perçu en 2007 près de sept millions d'euros par la cession de ses stock-options en 2007, écrit vendredi le journal le Parisien.

Il a réalisé cinq opérations de levée et une acquisition-cession le 20 décembre, comme il en a la possibilité en tant que dirigeant de la société. La dernière opération lui a rapporté à elle seule 3,5 millions d'euros.

L'opération la plus fructueuse a été réalisée en mai lorsque le P-DG de la banque a vendu, alors que le titre de sa banque était au plus haut, à 154 euros. Il devait chuter dans les jours suivant en raison de la crise des crédits à risque américains.

Les dirigeants sont tenus légalement de vendre leurs stock-options dans certaines périodes de l'année, mais ne sont cependant pas obligés de procéder à des transactions dans ces moments.

En dépit d'appel de plusieurs responsables politiques à sa démission, Daniel Bouton a été maintenu à son poste, la semaine dernière, par son conseil d'administration.

Il a dit avoir proposé une première fois sa démission lors de la découverte d'un "trou" financier dans les comptes, le 18 janvier, ce qui a été refusé. Il a alors annoncé qu'il renonçait à six mois de salaire pour "contribuer au redressement" de sa société.

La direction de la banque rejette sur un trader, Jérôme Kerviel, la responsabilité d'une perte de 4,9 milliards d'euros en 2007 dans des opérations risquées.

La société a perdu par ailleurs en 2007 deux milliards d'euros en raison d'investissements malencontreux dans des produits liés aux crédits à risques américains, les subprimes.